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Fiche conseil:

Diabète







Rédigé par AS Delepoulle
(Dr en pharmacie).
Dernière mise à jour le : 24/06/2015
 
   
   
 

Qu'est-ce que le diabète?

Le diabète est une maladie chronique qui se caractérise par une défaillance du processus d'utilisation du sucre et touche plus de 2 millions de personnes en France. Ce chiffre est en constante augmentation et il est corrélé à la montée de l'obésité. On estime aujourd'hui que 500 000 à 800 000 personnes ignorent qu'elles sont diabétiques (0,6 à 0,8% de la population).

Le retard diagnostic est estimé à environ 7 ans! Au moment du diagnostic, 10 à 29% des patients ont déjà une rétinopathie, 10 à 37% une protéinurie et 14% une complication ischémique coronarienne.

Le diabète est lié à l'insuline, hormone sécrétée par le pancréas (glande du tube digestif), dont la fonction est de permettre l'entrée, l'utilisation et le stockage du glucose dans les cellules de l'organisme. C'est une maladie indolore, tout au moins au début mais qui détruit progressivement les artères et les nerfs. Elle est redoutable pour ses complications (infarctus, insuffisance rénale, cécité, etc...).

Il vaut mieux la diagnostiquer  rapidement.

Le diabète est caractérisé par un taux de sucre dans le sang (glycémie) trop élevé.

Diagnostic du diabète

Si glycémie à jeun <1,10g/l: pas de diabète
Si 1,10g/l < glycémie à jeun < 1,25g/l
  • HPO* <1,40= hyperglycémie modérée à jeun
  • 1,40< HPO <1,99 : intolérance au glucose

*HPO = hyperglycémie provoquée par voie orale

Si glycémie à jeun>1,26g/l à 2 reprises et HPO≥ 2g/l ou glycémie >2g/l à n'importe quel moment de la journée : Diabète

Suis-je concerné(e) par le diabète?

J'ai plus de 40 ans
Je suis sédentaire
J'ai soif la nuit
J'ai toujours faim
Je cicatrise mal
J'ai du cholestérol
J'ai de l'hypertension
Je suis en surpoids
Vous avez répondu "OUI" à une de ces affirmations, vous êtes peut être diabétique: Consulter votre médecin!
glycémie à jeun >1,26g/l sur 2 dosages consécutifs ou glycémie >2g/l à n'importe quel moment de la journée.

Il existe deux types de diabète:

Diabète de type I  

Egalement appelé diabète juvénile ou insulinodépendant (DID), ce diabète est une maladie auto-immune touchant des patients plutôt jeunes.

Il se produit lorsque le pancréas cesse de produire l'insuline.

Il représente 20% des diabètes. Il se produit le plus souvent avant l'âge de 35 ans avec un pic à l'adolescence.

 

Diabète de type II

Le diabète de type II ou non insulinodépendant (DNID). Il concerne plus volontiers les sujets obèses ou présentant un surpoids vers 50 ans. Il est rare chez l'enfant, mais il est en progression constante, surtout en Amérique et au Japon.

Il se produit lorsque l'organisme devient résistant à l'insuline (insulinorésistance) ou le pancréas fabrique de l'insuline en quantité insuffisante (déficit d'insulinosécrétion). Il représente 90% des diabètes. Attention : les médecins estiment que 5% de la population est diabétique sans le savoir d'où l'intérêt du dépistage du diabète. Le diabète de type 2 est une pathologie métabolique concernant non seulement le métabolisme glucidique, mais aussi lipidique

Dans un cas comme dans l'autre, le sucre entre mal dans le muscle et s'accumule dans le sang (hyperglycémie), puis dans l'urine (glycosurie).

Le diabète gestationnel

 © Elena Yakusheva | Dreamstime.com

Le diabète gestationnel se développe uniquement pendant la grossesse. Comme le diabète de type 2, le diabète gestationnel est un désordre métabolique résultant de l'incapacité de l'organisme à produire suffisamment d'insuline ou à l'utiliser normalement.

A la différence des autres formes de diabète, le diabète gestationnel est temporaire. Il disparait après la naissance de l'enfant.

  • Risque pour les femmes :  risque plus important de développer un diabète de type 2 plus tard et devraient suivre les recommandations habituelles pour prévenir la maladie. Césarienne, dystocie, réanimation...
  • Les complications du diabète gestationnel pour le nouveau né: Prématurité, Macrosomie (poids de naissance élevé), augmentation du peptide C au niveau du cordon,  Hypoglycémie néonatale, hypoxie tissulaire, retard de maturation pulmonaire et hypertrophie cardiaque.
 
 

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Le syndrome métabolique

 

Le syndrome métabolique est une entité pathologique regroupant plusieurs critères dont le caractère anormal est en relation avec une insulinorésistance.

Sa détection précède celle d'un diabète et permet une prise en charge cardiovasculaire avant que des complications plus importantes ne surviennent:

 

Obésité abdominale (tour de taille >102cm chez l'homme et >88cm chez la femme
Concentration sérique de triglycérique >1,5g/l
Concentration sérique de HDL-cholestérol <0,4g/l chez l'homme et 0,5g/l chez la femme
Pression artérielle >130/85 mm Hg
Glycémie à jeun > 1,10g/l, soit 6,1mmol/l

Il est question de syndrome métabolique lorsque 3 critères parmi les 5 énumérés ci-dessus sont retrouvés chez un patient.

 
 

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Quels sont les signes cliniques du diabète?

Diabète de type I:

  • Soif continuelle = Polydypsie
  • Besoin continuel d'uriner (qui réveille la nuit) = Polyurie (3 à 4 litres/jour)
  • Respiration rapide ;
  • Amaigrissement inexpliqué et rapide de 4 à 10kg sur un ou deux mois malgré un appétit conservé ou une polyphagie
Diabète de type II
  • Symptômes du diabète de type 1 (perte de poids plus ou moins importante);
  • Mauvaise vision momentanée ou continuelle ;
  • Fatigabilité (par exemple, besoin de faire un petit somme après les repas).

Lorsque les signes cliniques sont présents, cela signifie que la pathologie progresse depuis plusieurs années et que la glycémie à jeun atteint au moins 2g/l

Les facteurs de risque  du diabète de type II

  • Génétique: certaines familles sont prédisposées au diabète de type 2 (gènes exprimés au niveau de la cellule bêta du pancréas impliquées dans le déterminisme des anomalies de l'insulinosecrétion)

  • le surpoids,

  • la sédentarité 

  • l'âge >40 ans

  • Le retard de croissance à la naissance, avec insuffisance d'apport en énergie et en acides aminés in utéro et durant la première année de la vie peut également perturber le développement des cellules bêta.

Les facteurs de risque  du diabète de type I

La présence de 3 ou 4 auto anticorps ( anticorps anti-îlots, anti-insuline, anticorps antithyroïdiens, anticorps anti gliadine...) est un risque élevé pour le diabète de type I (60 à 100% de maladie en 5 à 10 ans)
 
 

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© Vladyslav Starozhylov | Dreamstime.com

 

 
 

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Que faire en cas de diabète?
Conseils hygiéno-diététiques du diabète
Le diabète est l'exemple type de la maladie qui peut et qui doit être maitrisée, autant par une certaine hygiène de vie que par les médicaments. Un diabète bien équilibré passe avant tout par le respect des règles suivantes.
Conseils spécifiques au diabète de type II
Conseils spécifiques au diabète de type I
Conseils communs aux 2 diabètes
Diabète et automédication

Conseils spécifiques au diabète de type II

Adopter des habitudes alimentaires saines

 

 

 

 

 

 

 

Grâce à une alimentation équilibrée, vous pouvez diminuer votre surpoids et stabiliser votre glycémie.

Dans le diabète de type 2, le traitement diététique est considéré comme une des bases du traitement. Une alimentation proche du régime dit "méditerranéen" permet de diminuer les risques cardiovasculaires car les atteintes cardiaques et vasculaires sont 2 à 3 fois plus fréquentes chez les diabétiques que dans la population générale.

Un amaigrissement de 5 à 10 kg  peut parfois permettre de revenir à une glycémie normale.

  • Faire au moins 3 repas/jour, à heures régulières, sans sauter de repas mais sans grignotage.

 

Idéalement, consommez :
        • des féculents ou du pain à chaque repas, en privilégiant notamment les légumes secs et les produits à base de céréales complètes. Privilégiez les légumineuses*: lentilles, flageolets, haricots rouges et blancs, pois chiches, pois cassés plus riches en fibres et minéraux que les pommes de terre
              • au moins 2 légumes et 2 à 3 fruits par jour. 1 fruit par repas.
              • 1 produit laitier à chaque repas (yaourt, fromage blanc). Ne consommez qu'une portion de fromage par jour
              • Consommer de la viande une fois par jour seulement, remplacer la viande par du poisson 2 à 3/semaine et une ayez une consommation faible de viande grasse.

 

*il a été prouvé que manger des légumineuses à chaque repas avait le même impact sur l'hémoglobine glycosylée que l’introduction d’un deuxième traitement antidiabétique quand l’HbA1c est modérément élevée, autour de 7 %

Jenkins DJ et coll. : Effect of Legumes as Part of a Low Glycemic Index Diet on Glycemic Control and Cardiovascular Risk Factors in Type 2 Diabetes Mellitus: A Randomized Controlled Trial. Arch Intern Med., 2012 ; 22 :1-8.

 

  • Eviter les produits sucrés, surtout à distance des repas. Si vous ne pouvez pas vous en passer, apportez les produits sucrés en fin de repas (retentissement moins grand sur la glycémie). Diminuer la consommation de sucres simples (sucres raffinés) présents dans les boissons sucrées, les bonbons, le sucre, la confiture. Il est recommandé de prendre au maximum 180g de glucides par jour en privilégiant les sucres lents (féculents, pain, fruits). Pour diminuer l'index glycémique des aliments, une cuisson "al dente" est recommandée. Attention au dextrose utilisé pour rosir les jambons blancs, le sirop de glucose ou de blé présent dans la plupart des plats cuisinés...
  • Eviter les avocats qui bloquent la sécrétion d'insuline.
  • Diminuer la consommation de graisses qui se transforment en sucres (beurre, viennoiseries, graisses animales). Mangez moins de lipides saturés; privilégiez les bonnes graisses riches en oméga 3 (huile de colza, de soja, d'olive, poisson). Consommez les matières grasses de préférence crues. Une supplémentation en oméga-3 en 2 à 3 cures par an est intéressante: CardioConfort® Oméga-3, Huile de lin Arkogélules®
  • Garnissez votre réfrigérateur de légumes, de fruits et de produits laitiers écrémés. Augmentez la consommation en fruits et légumes verts à chaque repas et mangez du poisson au moins 2fois/semaine. En somme, consommez moins de gras, moins de sucres rapides et plus de fibres.
  • Boire 1 à 1,5l d'eau plate par jour.Pour les patients qui ont l'habitude de consommer de l'alcool, la consommation de un à deux verres-standard d'alcool par jour au cours d'un repas semble sans danger, voire bénéfique.
  • Aromatisez vos plats avec de la cannelle qui joue un rôle positif sur la régulation de la glycémie.
  • Consultez une diététicienne pour vous aider
Pratiquer une activité physique régulière Faire de l'exercice 30 minutes par jour. L'exercice améliore la captation du glucose par les muscles et diminue la consommation de médicaments pour contrôler le diabète. En outre, il est essentiel à la santé physique et mentale. Les activités d'endurance sont les plus bénéfiques pour la santé, le cœur travaille mieux: vélo, marche à pied, marche nordique, natation... Il faut être vigilant avec les exercices trop intenses (squash, musculation, foot, tennis, basket...) car ils peuvent faire monter la glycémie dans un premier temps et mettre le cœur à rude épreuve.
L'important, c'est de bouger, et ce, tous les jours. Monter les escaliers, faire ses courses à pied, bricoler, jardiner, faire une marche matin et soir.
Demandez l'avis de votre médecin si vous n'avez plus l'habitude de faire de l'exercice.

Pour en savoir plus, consultez notre fiche conseil: Sport et diabète

Retrouver un poids santé Pour connaitre votre poids santé, calculez votre indice de masse corporelle (IMC). Chez les diabétiques de type 2 en surpoids ou obèses, la perte de poids améliore le taux d'HbA1c et semble augmenter l'espérance de vie. Perdre 5% à 10% du poids initial est un objectif réaliste, souvent suffisant pour obtenir une diminution notable de l'HbA1c.

Conseils spécifiques du diabète de type I:

Prendre ses repas à heure régulière sans en sauter. Respecter les collations à 10h et 17h. Ne pas faire de gros repas ou si obligation (mariage, fêtes..) voir avec le diabétologue la marche à suivre

  • Faire du sport : OUI mais sous surveillance de votre glycémie (la glycémie idéale avant un effort physique doit se situer entre 1,3 et 2,5g/l), et poursuivre l'auto surveillance pendant les 12 heures suivantes, en adaptant les doses d'insuline.
  • Faire une collation avant l'effort ou pendant s'il est soutenu. 
  • L'exercice physique pratiqué juste après un repas peut augmenter l'hypoglycémie. Penser à emporter du sucre ou de la Coramine Glucose® pour prévenir une éventuelle hypoglycémie
  • Une hypoglycémie tardive peut survenir vers minuit, donc une collation peut être indiquée à cette heure tardive.
  • Une hyperglycémie franche (>3.5g/L) accompagnée de cétose débutante contre-indique formellement une activité sportive.
Hypoglycémie Autres causes possibles d'hypoglycémie: infections, stress  intense, traumatisme, accident, corticothérapie (quelque soit la forme galénique)Avoir sur soi du sucre, des bonbons au sucre, une briquette de jus de pomme pour se resucrer en urgence

Allaitement

Choisir l'allaitement maternel. Selon certains chercheurs, le lait de vache est un facteur déclencheur du diabète de type 1.
Par conséquent, mettez toutes les chances de votre côté et choisissez l'
allaitement maternel pour votre nouveau-né, surtout s'il y a des diabétiques dans votre famille ou celle de votre conjoint.

Supplémenter le nourrisson en
Vitamine D (prévention du rachitisme) limiterait le risque de survenue quelques années plus tard d'un diabète de type I

Diabète et voyage : le diabète n'empêche pas de voyager, les insulines se conservent 2 à 3 semaines à une température de 8 à 25°C. Penser aux certificats de transport de seringues et d'aiguilles. En conduisant sa voiture, garder à portée de mains le nécessaire pour se resucrer. Pour en savoir plus sur les conditions pour les voyages en avion vous pouvez télécharger " Le diabète à l'aéroport" sur Diabète et voyage : un guide du diabète à l'aéroport
Conseils communs aux 2 diabètes

Contrôlez régulièrement votre glycémie

 

Tout patient diabétique peut bénéficier d'un glucomètre; la sécurité sociale rembourse un lecteur de glycémie tous les 4 ans et 1 autopiqueur tous les ans. Les lecteurs de glycémie sont garantis 4 ans. Notez les résultats de vos glycémies sur un carnet (demandez vos carnets de surveillance à votre pharmacien). Vous pouvez télécharger un carnet de surveillance sur www.lifescaneurope.com/fr 

Faites régulièrement les examens biologiques prescrits par votre médecin (glycémie à jeun et/ou post prandiale, hémoglobine glycosylée, créatinine, bilan lipidique, micro albuminurie...)

 

Privilégier les aliments à index glycémique faible

 

Plus l'indice glycémique est élevé, plus l'aliment fait augmenter la glycémie fortement et rapidement. Il varie de 0 à 100 avec un maximum pour le glucose. L'index varie selon la maturité du produit, son mode de cuisson, son accompagnement, le moment où il est ingéré

 

Indices glycémiques des aliments ou index glycémique

100 Glucose, Maltose (bière) 50 Pain complet (farine T150), Sarrazin, Flocons d’avoine, Riz brun complet, Petits pois en conserve, Céréales brutes (sans sucre ajoutées), Kiwi, Sorbets, Riz blancs riches en Amylose (Basmati...)
95 Pommes de terre cuites au four ou frites, Pâtes à la farine de riz, Galettes de riz soufflé 45 Pain au son, Grains de blé dur entier précuit, Petits pois frais, Raisin
90 Purée de pomme de terre, Riz instantané 40 Jus d’orange frais, Jus de pomme nature, Pain de seigle complet, Pâtes complètes (farineT150), Haricots rouges
85 Carottes cuites, Corn-Flakes, Pop-Corn, farine T45 (pain très blanc), Gâteau de riz 35 Pain intégral, Pâtes (spaghetti) cuites " al dente ", Crème glacée (alginates), Vermicelles chinois, Carottes crues, Pois secs, Yogourt, Orange, pomme, poire, abricots secs, figues,
32 miel d'acacia
80 Fèves, Tapioca, Pain d'épices, miel toutes fleurs 30 Lait, Pêches, Lait chocolaté non sucré, Haricots secs, Haricots beurre, haricots verts, Lentilles brunes, Pois chiches, Marmelade aux fruits (sans sucre ajouté)
75 Potiron, Citrouille, Farine T55 (baguette), Rutabaga, Pastèque 25 Chocolat noir à + de 70% de cacao, Lentilles vertes, Pois cassés, Cerises, pamplemousse, prune
70 Viennoiseries, Gnocchi, Pain de campagne, Céréales sucrées, Barre chocolatée (type Mars), Pommes de terres bouillies (sans peau), riz blanc précuit incollable, Navets, Maïzena, Sodas sucrés, sucre de canne ou de betterave 20 Fructose
65 Pain bis, PDT cuites à l'eau avec la peau, Semoule, Betterave, Bananes, melon, ananas, raisins secs, confiture classique, fruits au sirop, jus d'orange industriel 15 Grains de soja, Cacahuètes, Abricots
60 Riz long cuit en 15 mn, Cookies, Papaye, Barre de céréales 10 Autres légumes verts, salades, Tomate, aubergines, poivrons, Ail, oignions, Champignons, etc...
55 Biscuit type petit beurre, biscuits sablés, pâtes blanches bien cuites    

 

Évitez l'alcool et cesser de fumer. Bien que le tabagisme et l'alcool ne causent pas directement le diabète, ils en aggravent les complications. Le tabac multiplie le risque par environ 2,7 par rapport à une personne qui ne fume pas. Limitez-vous à une ou deux consommations d'alcool par jour.

Attention aux autres médicaments et à l'automédication

Eviter les médicaments contenant du sucre.

Si vous avez un traitement pour votre diabète, sachez que certains médicaments peuvent accélérer ou ralentir l 'élimination de votre traitement antidiabétique et donc jouer sur votre glycémie!!

 

Action des médicaments sur sa glycémie

Médicaments augmentant la glycémie = hyperglycémiants © Martin Allinger | Dreamstime.com Médicaments et toxiques diminuant la glycémie = hypoglycémiants
Béta2mimétiques (asthme), corticoïdes au long cours, danazol, diurétiques (thiazidiques de l'anse), œstrogènes, progestatifs, Anti protéases (VIH), Hormones thyroïdiennes, Neuroleptiques au long cours, Immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus), Interferon alpha Tramadol, Aspirine, Antipaludéens (quinine), certains antidépresseurs (fluoxetine, paroxetine, sertraline), IEC (captopril, énalapril), Alcool
Connaitre les évènements qui modifient la glycémie Attention le stress, un traumatisme, de la fièvre, une infection, une intervention chirurgicale peuvent modifier la glycémie.

Surveillez vos pieds

Les patients diabétiques peuvent ressentir moins bien le chaud et le froid et surtout la douleur. Ils peuvent alors se blesser sans s'en apercevoir. Surveillez attentivement vos pieds et soignez-les en suivant les recommandations décrites dans notre rubrique: Soin des pieds chez le patient diabétique
Elimination des DASRI Service proposée par votre pharmacie; vous pouvez nous ramener vos déchets à risque perforants (aiguilles, lancettes) dans des containers que vous nous fournissons lors de vos délivrances d'ordonnance.

© Tibor Varga | Dreamstime.com

Suivez vos examens annuels chez les médecins spécialistes (bilans sanguins, ophtalmologiste, cardiologue, endocrinologue)
 
 

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Diabète et grossesse © Elena Yakusheva | Dreamstime.com

Les risques

Les modifications hormonales et métaboliques au cours de la grossesse perturbent l'équilibre glycémique de la femme diabétique. Au cours du premier trimestre, la femme enceinte a tendance à présenter des hypoglycémies. A partir du deuxième trimestre, une certaine insensibilité à l’insuline se développe qui implique d'augmenter régulièrement les doses d'insuline. Le troisième trimestre se caractérise par une tendance aux épisodes d’acidocétose, en particulier au moment de l'accouchement. Une crise d’acidocétose sévère peut provoquer la mort du fœtus.

Contraception

Il est essentiel, pour éviter les malformations de programmer votre grossesse en période d'équilibre du diabète en contrôlant votre fertilité par une contraception efficace (privilégiez si possible le stérilet), tant que votre diabète n'est pas équilibré. Un suivi par un médecin spécialiste est nécessaire.

Alimentation

Le régime alimentaire de la femme diabétique enceinte est adapté afin de faciliter le contrôle de la glycémie et de réduire le risque d’acidocétose. En général, l’apport alimentaire est réparti en six repas, dont un au moment du coucher pour réduire la période de jeûne nocturne.

Accouchement

Pendant l’accouchement, la glycémie est mesurée toutes les heures. Une perfusion d’insuline et de sérum glucosé est mise en place pour stabiliser le taux de sucre dans le sang. Après la naissance, les besoins en insuline chutent soudainement et exposent la mère au risque d'hypoglycémie.

Particularité du traitement Chez la femme diabétique avant sa grossesse et traitée par antidiabétiques oraux, le traitement sera modifié. Ces derniers sont formellement contre-indiqués en cas de grossesse. Un relai par insulinothérapie est proposé. La prescription d'un lecteur de glycémie permettra de contrôler régulièrement sa glycémie et d'ajuster le traitement par insuline

Pour un accompagnement des futures mamans diabétiques: Bienvenue sur la page d'accueil de mamansdiabetiques.com

 
 

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Les examens biologiques  

Lorsque l'on est diabétique, il est indispensable de pratiquer les examens de laboratoire régulièrement afin de lieux suivre l'évolution du diabète, le suivi du traitement et de dépister au plus vite les complications
Mesure de la glycémie

La glycémie se mesure à jeun depuis 12 heures. Il est possible de boire de l'eau ou de prendre un café sans sucre avant la prise de sang.

Règles de l'auto mesure de la glycémie

Consulter notre fiche conseil: Glucomètre : bonnes pratiques d'auto surveillance

HGPO ou HPO

HPO = Hyperglycémie provoquée par voie orale. On mesure la glycémie à jeun et on administre 75g de glucose dans 250ml d'eau. La glycémie est alors mesurée toutes les 30minutes pendant les 3 heures suivantes. Cet examen est utile si la glycémie à jeun est >1,10g/l

Dosage de l'hémoglobine glycosylée

HbA1C

L'hémoglobine (Hb) fixe le sucre du sang pour former l'hémoglobine glyquée (HbA1C), dont le taux varie en fonction de la glycémie moyenne. Tout au long de la vie du globule rouge (en moyenne 3 mois), il se produit une glycation non enzymatique qui est un processus irréversible. Elle est le reflet de la glycémie moyenne sur les 2-3 derniers mois au contraire du dosage glycémique ponctuel. Il n'est pas nécessaire d'être à jeun pour réaliser ce dosage. Son suivi doit être systématique 4 fois par an chez le sujet diabétique de type 1 ou 2, insulinodépenant ou non.

  • Son taux est voisin de 5% chez un sujet non diabétique.
  • Les patients ayant un taux entre 5,7 et 6,4% sont considérés comme à risque accru de développer un diabète 
  • Son taux doit être inférieur à 7% dans le diabète de type I. Ce taux <7% permet de prévenir les complications du diabète. Il doit être <7,5% pour les enfants. Selon l'ANAES, l'objectif optimal à atteindre est :<6,5%
  • Si son taux est > 8% chez le diabétique de type II en dépit d'une poly thérapie d'antidiabétiques oraux associée à des mesures hygiéno-diététiques, un traitement par insuline est envisagé.

 

Corrélation entre l'HbA1C et la glycémie moyenne

HbA1C

glycémie moyenne en g/l

5

0,97 (0,76-1,20)

6

1,26 (1-1,52)

7

1,54 (1,23-1,85)

8

1,83 (1,47-2,17)

9

2,12 (1,70-2,49)

10

2,40 (1,93-2,82)

11

2,69 (2,17-3,14)

12

2,98 (2,40-3,47)

 

Autres analyses biologiques

Recherche des corps cétoniques

 Quand faut-il les rechercher?

  • Enfant diabétique de type 1, en association à une auto surveillance de la glycémie, 1 à 3/jour
  • Diabétiques de type 1,  porteurs d'une pompe à insuline, journalière
  • femme enceinte: journalière
  • Adultes insulinotraités: lors d'une hyperglycémie inexpliquée et inhabituelle
  • Quand la glycémie est supérieure à 2,5g/l.

 

Comment rechercher les corps cétoniques?

Dans les urines Bandelettes Kétodiastix® (Bayer) et Kétodiabur® (Roche diagnostics)
Dans le sang capillaire Optium® Xceed

 

Etude de la fonction rénale

  • Une fois par an faire au laboratoire un dosage de la micro-albuminurie sur des urines de 24 heures. La présence de micro-albuminurie permanente est le signe que l'on présente plus de risque de maladie du cœur, des artères et du rein. Il faut pratiquer cet examen au moins une fois par an car un dépistage précoce permet un traitement efficace
  • La créatininémie doit être dosée sur une prise de sang aussi au moins une fois par an. La créatinine est un élément du sang qui permet d'évaluer le fonctionnement du rein.
  • La fonction hépatique, l'équilibre hydro électrolytique (natrémie, kaliémie, calcémie)
  • Un bilan lipidique et un bilan rénal une fois par an.
  • Dans le diabète de type I, un dosage annuel de la TSH est recommandé (association possible avec atteinte thyroïdienne d'origine auto-immune)
 
 

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Hypoglycémies

On considère une hypoglycémie si le taux de sucre est < 0,5g/l. La prescription d'insuline et d'insulinosécréteurs (sulfamides hypoglycémiants et glinides) comporte un risque hypoglycémique.

Parmi les médicaments non prescrits dans le cadre du diabète, le Tramadol est souvent responsable d'hypoglycémies en cas de posologies élevées ou chez le sujet âgé.

Manifestations cliniques
  • Pour le patient: Sensation de faim, sueurs, tremblements, palpitations, troubles de la concentration  de la parole et de la coordination motrice avec pseudo ébriété, fatigue, somnolence, faim, impression de fonctionner au ralenti, nervosité , agressivité, céphalées, vision double (diplopie), paresthésies péribuccales (picotements des lèvres), vertiges...
  • Pour l'entourage, le patient parait pâle, en sueur, avec un comportement incohérent, accès de nervosité, mutisme, yeux "vides".

Parfois le patient ne ressent pas les signes d'hypoglycémie, alors que sa glycémie est à 0,20 ou 0,3Og/l. C'est l'entourage qui alerte en fonction des signes décrits plus hauts.

Resucrer  

En cas de glycémie entre 0,80 et 0,50g/l, ingérer environ 15 g de sucre avec 3 morceaux de sucre ou une briquette de jus de fruit sucré glacé ou un verre de soda sucré ou 3 cuillerées de confiture (1 cuillère de confiture pour 20 kg de poids) ou 1 berlingot de lait concentré sucré.... puis administrer des sucres complexes (pain complet, biscottes).

 

Avoir toujours sur soi des aliments sucrés, solides ou liquides
Contrôler le re-sucrage: Contrôler la glycémie 2Omn après le re-sucrage. Elle doit être augmentée de 0,5g/l. Si ce n'est pas le cas, resucrer à nouveau.
Glucagon:

Glucagen® et glucagen kit®

En cas d'échec de re-sucrage ou si la personne est inconsciente, une injection de Glucagon :  peut être réalisée en sous cutané (ou en IM) par un proche. La personne reprend rapidement conscience.

=> Si vous êtes traité par Insuline, ayez toujours du glucagon chez vous. Le glucagon se conserve au réfrigérateur entre +2 et +4°C. Vérifier régulièrement sa date de péremption et former l'entourage du diabétique à l'injection.

Ne jamais donner du glucagon chez un patient sous antidiabétique oral, car celui-ci peut entrainer une rechute de l'hypoglycémie par hypersécrétion secondaire d'Insuline.

Carnet de surveillance

Noter sur le carnet de surveillance le malaise (heure, glycémie), le traitement (produits de re-sucrage), les causes du malaise (alimentation, exercice)

 
 

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Hyperglycémies
Une hyperglycémie isolée chez un diabétique de type 2 non insulinotraité n'est pas grave en soi. Par contre, chez le diabétique de type 1 en multi-injections d'insuline ou sous pompe, le risque d'acidocétose impose une vigilance accrue: risque de coma acidocétosique.
Les causes possibles d'hyperglycémie
  • Oubli ou retard important d'une injection d'insuline

  • Infection (bronchite, angine, sinusite, panaris, infection dentaire ou urinaire

  • Stress intense, traumatisme, accident, maladies parfois latentes

  • Corticothérapie quelle que soit la forme galénique administrée (même pommade par ex)

  • Ecarts alimentaires répétés ou abus de boissons sucrées.

Comment éviter l'hyperglycémie?
  • Ne pas réduire les doses habituelles d'insuline même en cas de manque d'appétit

  • Respecter les doses d'insuline retard et adapter les doses d'insuline rapide selon les résultats des analyses d'urines et des glycémies capillaires.

  • Avoir toujours sur soi de l'insuline d'action rapide

  • Attention à l'automédication! Eviter tous les médicaments sucrés

Que faire en cas d'hyperglycémie?

  • Mesurer la glycémie capillaire et rechercher les corps cétoniques dans les urines  ou dans le sang

  • Donner à boire une boisson non sucrée et sans caféine

  • Chez le diabétique sous multi injections d'insuline, on peut augmenter les doses comme si l'on était souffrant, à condition que le médecin l'ai prescrit.

 
 

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Les traitements non médicamenteux du diabète de type 2

La réduction pondérale et la pratique régulière d'une activité physique (adaptée et contrôlée) ont un effet favorable prouvé sur l'insulinorésistance.

Le diabète étant un facteur de risque des maladies cardiovasculaires, il faut corriger tous les facteurs de risques cardiovasculaires:

 
 

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Les traitements médicamenteux du diabète

L'objectif thérapeutique est de normaliser la glycémie pour prévenir les complications.

Prendre les médicaments du diabète tous les jours, régulièrement.

 

Attention à l'automédication

Ne prenez que les traitements prescrits par votre médecin traitant ou par votre diabétologue car un diabète équilibré peut vite se déséquilibrer par des médicaments ou simplement par  votre alimentation ou par la prise d'alcool.

 

Diabète de type I: Insulinothérapie. Dans 25% des cas, l'insulinothérapie précoce et intensive induit une levée de la glucotoxicité avec rémission partielle ou totale de la maladie.
Diabète de type II:

Une diététique adaptée représente le socle fondamental du traitement

Dans un premier temps, des mesures hygiéno-diététiques sont mises en place (Alimentation saine, contrôle du poids et augmentation de l'activité physique).


Objectif: atteindre un taux d'HbA1C<6%.


Si après 6 mois, ces mesures ont été insuffisantes, on passe au traitement antidiabétique.
Voir la vidéo de l'HAS
Vidéo grand public de la haute autorité de santé HAS expliquant les traitements du diabète de type 2

L'efficacité du traitement est évaluée par le dosage en hémoglobine glyquée ( N<6%).

Une bi thérapie, puis tri thérapie sont proposés en cas de non normalisation de l'HbA1C après 6 mois de chaque traitement.

Une bithérapie peut être proposée d'emblée si l'HBA1C>9%


Antidiabétiques,

stratégie thérapeutique après 6 mois de monothérapie en fonction du dosage de l'H1bA1C

Bi thérapie HbA1C>6
  • Metformine + sulfamide hypoglycémiant
  • Metformine + Inhibiteur DPP-4
  • Metformine + Analogue du GLP-1
  • Metformine + Insuline basale
  • Sulfamide hypoglycémiant + Glitazone en cas de non tolérance à la metformine
Tri thérapie HbA1C>7
  • Metformine + Sulfamide hypoglycémiant + Inhibiteur DPP-4 ou Analogue du GLP-1
  • Metformine + Inhibiteur DPP-4 + Sulfamides ou Insuline
  • Metformine + Analogue du GLP-1 + sulfamides ou Insuline
  • Metformine + Insuline + Inhibiteur DPP-4 ou Analogue du GLP-1

 

Tous les antidiabétiques oraux sont contre-indiqués pendant la grossesse et l'allaitement; il faut passer à l'insulinothérapie pendant cette période.

Situations particulières de traitement

Diabète et voyages

Consulter notre rubrique: Voyager quand on est diabétique

 
 

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Insulinothérapie

L'insuline, seul médicament du diabète de type I est une hormone hypoglycémiante et anabolisante favorisant la pénétration intracellulaire du glucose et du potassium.

Les insulines n'existent pas sous forme de comprimés car elle est détruite lors de son passage dans l'estomac; c'est pourquoi, actuellement, seule la forme injectable est utilisable.

La présentation simple en stylo permet une injection très facile et quasi indolore avec un dosage uniformisé à 100 UI/ml. Les besoins quotidiens en insuline varient entre 0,5 et 1UI/kg/jour. Ces besoins varient selon l'activité physique, l'état général (pathologie, fièvre, stress...).

Divers schémas d'injection existent, comportant de 2 à 4 injections par jour. Le schéma le plus fréquent consiste à injecter chaque jour une insuline lente et une insuline rapide (ou très rapide) au moment des 3 repas.

 

La pompe à insuline est une alternative (7% des patients aujourd'hui en France). Cette pompe à insuline peut être débranchée 1 heure ou 2 pour faire du sport, prendre une douche...

Les différentes catégories d'insulines humaines

Les insulines lentes Les insulines semi-lentes ou intermédiaires Les insulines rapides les insulines ultrarapides
Nom de l'insuline Insuline Detemir: Levemir®, Insuline Glargine: Lantus® Umuline® NPH, Insulatard®, Insuman® Basal, Orgasuline® Umuline® rapide, Actrapid®, Insuman® rapide, Orgasuline® Insuline Asparte Novorapid®, insuline lispro Humalog®, Insuline Glulisine Apidra®
Temps d'action 1 à 2 heures 45mn à 1heure 30mn 5 à 10mn
Pic d'activité maximale cinétique plate 2 à 8 heures 1h30 à 2 heures 1 heure
Durée d'action 20 à 24 heures 10 à 16 heures 4 à 6 heures 2 à 3 heures
Quand  et comment l'injecter?     2O à 30mn avant les repas en IV, IM ou SC  


Les différentes appellations d'insuline et leur signification:

 

  • L'insuline lispro se différencie de l'insuline humaine par une inversion de la position de deux acides aminés, la lysine et la proline
  • L'insuline aspart est un analogue de l'insuline humaine, avec un remplacement de la proline par un acide aspartique
  • L'insuline glargine est obtenue par addition de deux molécules arginine  et par substitution de l'asparagine par la glycine.

 

 

Effets indésirables de l'insuline

 

Lors de la prise d’insuline on a pu noter des épisodes d’hypoglycémie qui représente l’effet indésirable le plus rencontré, lors de toute insulinothérapie, si la dose de l’insuline est supérieure aux besoins.

L’hypoglycémie se manifeste par une asthénie, une sensation de faim, des sueurs profuses, des tremblements, une confusion et des troubles visuels.

On a également noté des réactions locales comme des érythèmes et douleur au point d’injection, des réactions allergiques locales et générales et des possibilités d’hypokaliémie.

Prise de poids: La prise de poids sous insuline est minime et se manifeste généralement la première année d'utilisation. Plus d'infos sur:

http://www.em-consulte.com/article/79202/article/insuline-et-prise-de-poids

 

 

Comment bien pratiquer ses injections d'insuline?

  • Disposer toujours d'un stylo de rechange
  • Conserver les insulines au réfrigérateur entre +2°C et +8°C avant la première utilisation et ensuite à température ambiante <25°C pendant 28jours. Ne pas la réfrigérer en cours d'utilisation.
  • Se laver les mains selon la technique décrite dans "prévention des infections". Aucune désinfection préalable n'est nécessaire à l'injection (pas d'alcool), une bonne hygiène corporelle suffit.
  • Changer l'aiguille à chaque nouvelle injection
  • Vérifier l'apparence de l'insuline rapide (limpide et incolore) ou remettre en suspension les insulines laiteuses (NPH, mélanges) en roulant le stylo entre les paumes des mains pendant 10 fois et en agitant ensuite lentement le stylo encore 10 fois. Contrôler visuellement que l'insuline paraisse bien homogène.
  • Purger le stylo avant chaque injection d'insuline (la première fois seulement avant injection d'exénatide). Cela permet d'éliminer les bulles d'air et de vérifier le bon fonctionnement du système
  • Injecter les insulines strictement par voie sous-cutanée (en cas d'injection dans le muscle, l'action de l'insuline est accélérée (7 fois plus rapide) et peut provoquer des hypoglycémies et des douleurs) en utilisant des aiguilles adaptées à l'épaisseur du tissu sous-cutané. La taille de l'aiguille varie en fonction du site d'injection mais aussi en fonction du volume à injecter. Chaque zone d’injection a une vitesse de résorption d’insuline spécifique. C’est pourquoi il est important d’adapter la zone d’injection au type d’insuline.

 

Choix de la zone d'injection d'insuline en fonction du type d'insuline

La zone d'injection est déterminée par le type d'insuline à injecter.

Les insulines lentes sont à injecter au niveau des cuisses et des fesses, les insulines intermédiaires au niveau des épaules et les insulines rapides sont à injecter au niveau du ventre

 

Conservez la même zone à la même heure

Pour une meilleure reproductibilité de l’action de la plupart des insulines et une bonne organisation des injections, gardez toujours “les mêmes zones aux mêmes heures d’injection” (ex : l’injection du soir toujours dans les cuisses), en espaçant de 2 travers de doigts à chaque injection afin de diminuer le risque de lipodystrophies (bosses ou creux ou zones dures au niveau de la peau)

Choix de la taille de l'aiguille à utiliser pour l'injection d'insuline

4mm, 5mm

8mm

12,7mm

 volume à injecter <30 UI

30UI< volume à injecter <50 UI

volume à injecter >50 UI

Bras, cuisses (tissus cutané plus fin)

Bras, cuisses, abdomen, fesses

Abdomen, fesses

Pas de pli cutané recommandé

Pli cutané recommandé afin d'éviter l'injection intra-musculaire

Attention ne jamais injecter directement dans le muscle car l'insuline se distribue 7 fois plus vite dans l'organisme: risque d'hypoglycémies graves!


  • Éviter de masser le point d'injection et d'injecter dans une région du corps risquant de subir une activité musculaire intense dans les heures suivantes. A la fin de l'injection, compter jusqu'à 10 avant de retirer l'aiguille afin de garantir la complète délivrance (5 secondes seulement pour l'exénatide).
  • Respecter les doses d'insuline retard et adapter les doses d'insuline rapide selon les résultats des analyses d'urine et des glycémies capillaires.
  • Avoir toujours sur soi de l'insuline d'action rapide.
  • Ne pas laisser l'aiguille sur le stylo après utilisation pour éviter: l'entrée d'air (apparition de bulles d'air), la fuite d'insuline (dosage faussé), le bouchage de l'aiguille par cristallisation de l'insuline.
  • Jeter les aiguilles dans un container à aiguilles spécifique (collecteur sécurisé)
Les pompes à insuline
Les pompes à insuline se présentent sous la forme d'un boitier de la taille d'un téléphone portable, que le patient garde sur lui en permanence. Certaines pompes utilisent un capteur de glucose et transmettent les mesures en temps réel à la pompe qui affiche un tracé de l'évolution du taux de glucose. (Minilink de Meditronic...)
Le débit de base de l'insuline est programmé et affiné pour la journée et pour la nuit. Plusieurs débits sont programmables sur la journée en fonction des activités et des heures de repas.


Les pompes à insuline utilisent uniquement des insulines rapides. Cette administration en continu d'insuline rapide se rapproche le plus de la sécrétion physiologique d'insuline chez une personne non diabétique. Avec la pompe à insuline, la glycémie est mieux équilibrée.

La canule souple, installée sous la peau est changée tous les 2 à 3 jours
Conseils aux porteurs de pompe
  • Vérifier régulièrement que les tubulures ne soient pas coudées, vérifier aussi l'absence de bulles d'air (risque d'hyperglycémie!!)
  • Munissez vous en permanence de stylos à insuline de secours en cas de panne de la pompe
  • Ne changez jamais votre cathéter avant le coucher afin de pouvoir vérifier le bon fonctionnement de la pompe
  • Vérifiez toujours votre glycémie et les corps cétoniques avant le coucher
  • En cas d'hyperglycémie persistante, faire une injection d'insuline par stylo ou seringue selon le protocole qui a été établi par votre endocrinologue

Comment conserver l'insuline?

 
  • L'insuline qui n'est pas encore utilisée doit être conservée entre +2 et °8°C. Utiliser des sacs isothermes pour le voyage, sans placer l'insuline contre le pack réfrigérant.
  • Après ouverture, l'insuline se conserve à température ambiante, entre 0 et 30°C.
  • Au dessous de 0°C, elle se dénature et perd de son activité
  • A la chaleur, elle perd 10% de son activité en 10 semaines à 37°C par exemple.
 
 

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Les antidiabétiques

Les Biguanides

Metformine (Glucophage®, Stagid®)

La Metformine potentialise l'action de l'insuline au niveau des tissus (surtout les muscles squelettiques) et inhibe la néoglucogenèse hépatique. Au niveau cellulaire, la metformine augmente la captation du glucose par le tissu musculaire et adipeux et retarde l'absorption intestinale du glucose. C'est le traitement de première intention. La Metformine n'expose pas au risque d'hypoglycémie sauf en cas d'insuffisance rénale.

En plus de ces actions, la metformine a un effet favorable sur le métabolisme lipidique, en réduisant le cholestérol total, le LDL cholestérol et le taux des triglycérides. Par son effet anorexigène, elle permet de réduire la surcharge pondérale. C'est pourquoi , il est utilisé en première intention chez les diabétiques de type 2 en cas de surcharge pondérale.

Effets indésirables: Perturbation du gout, troubles digestifs fréquents (nausées et diarrhée). Une administration en fin de repas permet de réduire ces effets indésirables. Risque d'acidose lactique (mortel dans un cas sur 2). Elle survient très rarement, souvent suite au non respect des contre indications: dans les situations d'hypoxie tissulaire ou par accumulation de metformine. Baisse de l'absorption de la vitamine B12, allergies cutanées.

Contre indications: acidocétose, insuffisance rénale, maladies pouvant provoquer une hypoxie tissulaire (insuffisance cardiaque ou respiratoire ou infarctus du myocarde récent), insuffisance hépatique, intoxication alcoolique (aigue ou chronique), grossesse, allaitement.

Quand faut-il interrompre le traitement par la metformine?

En cas de signes prémonitoires d'acidose lactique (douleurs diffuses, crampes musculaires, douleurs thoraciques et abdominales, asthénie).
48 heures avant et après toute anesthésie générale
Le jour même et pendant les 48 heures suivant tout examen avec injection de produit de contraste iodé (risque d'insuffisance rénale pouvant générer l'accumulation de metformine et une acidose lactique).
Les insulinosécréteurs Sulfamides hypoglycémiants (carbutamide: Glucidoral®, glibenclamide: Daonil®, glibonuride: Glutril®, glicazide: Diamicron®, glimépiride: Amarel®) et glinides (répaglinides: Novonorm®). Ces médicaments (sulfamides hypoglycémiants et glinides) agissent en se fixant sur un récepteur des cellules bêta du pancréas, ce qui active la sécrétion d'insuline. Le risque d'hypoglycémie est important. Les glinides sont des insulinosécréteurs d'action courte, les sulfamides hypoglycémiants d'action longue.

Ces médicaments sont à prendre au début des repas. Les sulfamides hypoglycémiants doivent être avalés obligatoirement avant un repas pour ne pas créer d'hypoglycémie. Ne pas prendre votre traitement si un repas est sauté.

Effets indésirables: hypoglycémie généralement plus grave et plus prolongée que sous insuline. Les hypoglycémies sont plus faibles sous glinide. Ce risque est augmenté chez les sujets âgés et insuffisants rénaux. Risque de prise de poids par hyperinsulinisme. Troubles hématologiques ou hépatiques nécessitant une surveillance biologique. Douleurs abdominales et diarrhées sont fréquentes sous glinide.

Contre indications: diabète de type 1, acidocétose, insuffisance rénale (sauf glinides) ou hépatique, grossesse, allaitement, sujet âgé de plus de 65 ans pour les produits à très longue durée d'action sauf pour les glinides.

Les inhibiteurs des alpha glucosidases intestinales

acarbose: Glucor®, miglitol: Diastabol®

les alpha glucosidases sont des enzymes chargées de libérer les molécules de glucose par hydrolyse de l'amidon, des oligo et disaccharides. Ces médicaments retardent l'absorption des sucres apportés dans l'alimentation. Ils écrêtent le pic glycémique post prandial.

Effets indésirables: L'accumulation de sucres non digérés au niveau de l'intestin puis u côlon est à l'origine de flatulences et de diarrhées (1/3 des patients). Une posologie d'instauration progressive permet de prévenir ou de diminuer cet effet indésirable.

Contre indications: enfants, insuffisance rénale sévère, maladie chronique du tube digestif, antécédent de syndrome occlusif, hernie intestinale majeure, grossesse et allaitement.

Les thiazolidinediones ou glitazones

Pioglitazone: Actos®

Agonistes des récepteurs PPAR-gamma (Peroxisone Proliferator Activated Receptor) des adipocytes et induisent la transcription des gènes impliqués dans l'action de l'insuline. Ces molécules augmentent l'insulinosensibilité hépatique et diminuent l'insulinorésistance musculaire et du tissu adipeux. Ils diminuent l'hyperglycémie, réduisent la concentration des acides gras libres dans le plasma, diminuent le LDL cholestérol, baissent les marqueurs de l'inflammation, diminuent la pression artérielle ainsi que la microalbuminurie. 

Les glitazones sont utilisées en cas de non tolérance à la metformine. Les glitazones peuvent entrainer une rétention hydrique et une prise de poids.

Contre indications: insuffisance cardiaque ou hépatique, acidocétose, grossesse, allaitement

 

A propos des spécialités à base de rosiglitazone

L’Agence européenne du médicament (EMA) a demandé la suspension de l’autorisation de mise sur le marché de tous les spécialités contenant de la rosiglitazone (Avandia®, Avandamet®, Avaglim®). En effet, le Comité européen d’évaluation des médicaments à usage humain (CHMP) a réévalué en juillet dernier son rapport bénéfice/risque. Ce dernier était défavorable en raison de l’augmentation du risque cardiovasculaire (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral). Les patients utilisant un médicament contenant de la rosiglitazone ne doivent pas arrêter leur traitement sans avis médical, ils sont donc priés de consulter leur médecin pour adapter leur traitement antidiabétique. Pour rappel, en 2008, l’ANSM informait de la restriction de l’utilisation de la rosiglitazone chez les patients présentant des maladies cardiovasculaires ischémiques.
L'association Insuline Glitazone est contre-indiquée

Les antidiabétiques agissants sur les incrétines

 

Ils permettent d'augmenter le taux des hormones incrétines actives. Les incrétines sont 2 hormones intestinales qui contrôlent physiologiquement la régulation de la glycémie en passant dans la circulation sanguine (GLP-1 Glucagon like peptide secrété par les cellules L du jéjunum et de l'iléon et du GIP : "Glucose dependant Insulinotropic" Polypeptide secrété par les cellules K du du duodénum. Leurs taux augmentent en réponse à un repas en:

  • stimulant la sécrétion d'insuline par les cellules bêta pancréatiques de façon glucose dépendante (elles n'agissent qu'en présence d'une glycémie élevée d'où le faible risque d'hypoglycémie).
  • inhibant la sécrétion de glucagon par les cellules alpha du pancréas et suppriment ainsi la production hépatique du glucose.

Les effets des incrétines sont glucodépendants : ils ne sont observés que lorsque le glucose augmente au delà des concentrations normales. Chez le diabétique de type II, la sécrétion des incrétines est diminuée environ de 25%. Ces molécules n'entrainent pas d'hypoglycémie et présentent l'intérêt de ne pas engendrer de prise de poids. Elles provoquent même une perte de poids chez certains patients (parfois jusqu'à 5 à 7kg, voire plus). La molécule provoque une certaine satiété.

 

Le saviez-vous?

Ces molécules sont intéressantes du fait que leur prise est indépendante des repas et du faible risque hypoglycémiant, mais nécessitent encore du recul pour juger de leur véritable balance bénéfice/risques.
Les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase 4 DPP-4

Sitagliptine: Januvia®, Xelevia® , Sitagliptine + metformine: Janumet®, Velmetia®

Vildagliptine  Galvus®, Vildagliptine + metformine: Eucréas®

Saxagliptine: Onglyza®

Saxagliptine+metformine: Komboglyze®

La dipeptidylpeptidase est l'enzyme de dégradation des incrétines.

Ces molécules sont prescrites:

  • en association à la metformine (sans ajustement de posologie) lorsque celle-ci, avec un régime alimentaire et l'exercice, ne suffit pas en monothérapie.
  • en association avec un sulfamide hypoglycémiant, lorsque le sulfamide hypoglycémiant seul, associé à un régime alimentaire et à la pratique d’un exercice physique, n’assure pas un contrôle adéquat de la glycémie chez les patients pour lesquels l’utilisation de la metformine est considérée comme inappropriée,
  • en association avec une thiazolidinedione, lorsque la thiazolidinedione seule, associée à un régime alimentaire et à la pratique d’un exercice physique, n’assure pas un contrôle adéquat de la glycémie chez les patients pour lesquels l’utilisation d’une thiazolidinedione est considérée comme appropriée.

Posologie: 1cp par jour, à prendre au cours ou en dehors des repas mais toujours au même moment dans la journée. En cas d'oubli de prise, avaler le comprimé oublié le plus tôt possible. Ne pas doubler la dose le jour suivant la prise oubliée .

Effets indésirables: nausées, constipation, douleurs abdominales, diarrhées, somnolence, réactions d'hypersensibilité dans les 3 premiers mois d'utilisation.

Contre indications: Hypersensibilité à l'un des composants et/ou à un inhibiteur de la DPP-4, grossesse et allaitement, enfant.

Mise en garde sur la Saxagliptine!

 L'Affsaps et l'Agence Européenne du Médicament viennent de mettre en garde contre des risques de réactions d'hypersensibilité grave et de pancréatite aigue avec la Saxagliptine (Onglyza®). Cette spécialité est désormais contre indiquée en cas d'antécédent de réactions d'hypersensibilité grave. Si une pancréatite est suspectée. Le traitement doit être immédiatement arrêté

Les incrétino-mimétiques = incrétines= analogues du GLP-1

Exénatide: Byetta®, Bydureon®

Liraglutide: Victoza®

Liraglutide

Ce sont des peptides agonistes du récepteur GLP-1 (glucagon like peptide) et résistants à l'action de la DDP4. Ces molécules sont injectables en sous cutanée (présentée en stylo pré rempli) représente une alternative avant le passage à l'insulinothérapie. Leur efficacité sur le contrôle glycémique est comparable à celle de l'insuline glargine ou de l'insuline aspartate biphasique. Ces molécules exercent un effet anorexigène central permettant de diminuer les prises alimentaires et induisant des pertes de poids. Elles sont indiquées en association avec la metformine ou un sulfamide hypoglycémiant chez les patients n'ayant pas obtenu de contrôle glycémique suffisant.

Posologie : 1 à 2 injections par jour ( 1/jour pour Victoza®, 2/jour pour Byetta®), à réaliser dans l'heure précédent les  principaux repas de la journée, avec un intervalle minimum de 6 heures entre 2 injections en cas de traitement avec injection biquotidienne (Byetta®). Bydureon® est à libération prolongée, il ne nécessite qu'une seule injection par semaine. L'injection se fait en sous cutanée dans la cuisse, l'abdomen ou le haut du bras. Attention l'injection ne doit jamais être faite en intraveineux ou en intramusculaire. Jeter l'aiguille après chaque utilisation dans un container à DASRI puis replacer le capuchon sur le stylo.

Précautions d'emploi:

  • Avant la première utilisation, conserver le stylo au réfrigérateur entre 2°C et 8°C. Le conserver ensuite à une température ne dépassant pas 25°C sur une durée minimale de 30 jours.
  • Ne jamais administrer après un repas
  • En cas d'oubli de dose, poursuivre avec la dose suivante.
  • Ce médicament ralentit la vidange gastrique: mangez lentement ou fractionnez vos repas.

Effets indésirables: Les effets indésirables fréquents sont des nausées, céphalées, rhinopharyngites nécessitant l'arrêt du traitement chez plus de la moitié des patients. Ces effets indésirables doivent s'atténuer à la poursuite du traitement. On note aussi des vomissements, des diarrhées, diminution de l'appétit, transpiration. Des hypoglycémies en cas d'association aux sulfamides hypoglycémiants. Attention aux associations et en particulier pour les traitements à fenêtre thérapeutique étroite.

Contre indications  de la sitagliptine, de l'exénatide et de la liraglutide

 

Ces molécules sont réservées aux patients de plus de 18 ans, Ils ne doivent pas être utilisés en cas d'hypersensibilité au produit, diabète de type I, en cas d'acidocétose diabétique, chez la femme enceinte (ou désirant une grossesse), ni chez la femme qui allaite.

Aucune adaptation de posologie n'est nécessaire chez l'insuffisant hépatique ni chez les patients présentant une insuffisance rénale légère pour la sitagliptine et une insuffisance rénale terminale ou sévère pour l'exétanide et la liraglutide.

Inhibiteurs du STLGT2 ou glifozines

Canaglifozine, Dapagliflozine Forxiga®

Les glifozines sont des inhibiteurs sélectifs et réversibles du co-transporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2) qui agit indépendamment de l'insuline pour éliminer l'excès de glucose de l'organisme.

 

Son mécanisme d'action unique est inédit parmi les autres traitements du diabète de type 2 actuellement disponibles car ils inhibent la réabsorption tubulaire du glucose qui est augmentée chez le diabétique malgré l'hyperglycémie.

Leur intérêt clinique est qu'ils agissent indépendamment de l'insuline, qu'ils n'induisent qu'un faible risque d'hypoglycémie. Des études cliniques ont aussi montré que les glifozines entrainaient une perte de poids et une diminution de la pression artérielle....

 

 Ces médicaments doivent être utilisés en complément d'un régime alimentaire et d'exercice physique, conjointement avec d'autres hypoglycémiants, dont l'insuline, ou en monothérapie chez les patients intolérants à la metformine.

Avertissement pour les patients ayant été traité par le benflurex (Médiator®)

L'ANSM (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) demande aux patients ayant pris du benfluorex (Médiator) pendant plus de 3 mois de consulter leur médecin. Un courrier de l’Assurance-maladie sera envoyé aux personnes concernées pour les avertir. Selon l’ANSM, plusieurs dizaines de milliers de patients ont pris ce médicament anti-diabétique, également utilisé comme coupe-faim et retiré du marché en septembre 2009.

L’accent est mis sur les personnes ayant pris du benfluorex pendant au moins 3 mois, depuis janvier 2006.

Les risques de valvulopathies imputables au médicament sont en effet plus importants dans les deux premières années de traitement et les deux années qui suivent l’arrêt du traitement. On estime que l’administration de cette molécule est à l’origine de 500 décès en France, en plus de 30 ans.

Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation

 

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Diabète et automédication

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Lorsque l'on est diabétique, il convient d'être particulièrement vigilant vis à vis des autres médicaments ou de certains compléments alimentaires, qui peuvent perturber très rapidement votre glycémie. Ainsi certains produits sont à éviter absolument :

 

  • Tout produit contenant des anticoagulants coumariniques (risque d'hyperglycémies ou plus rarement d'hypoglycémie) comme le mélilot, vigne rouge, marron d'inde, petit houx, toutes les huiles essentielles d'agrumes à forte dose, HE d'angélique, HE de khella
  • Les antiacides H2 (cimetidine, famotidine), en raison du risque d'hyperglycémie
  • Tout médicament contenant du sucre ou de l'alcool
  • Tout médicament à base de millepertuis (même en homéopathie: Hypericum à des dilutions inférieures à 4 CH), puissant inducteur enzymatique qui réduira l'efficacité de votre traitement antidiabétique
 
 

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Quand faut-il consulter un médecin?

Surveiller les signes suivants

© Tibor Varga | Dreamstime.com
  • Signaler à tout médecin consulté votre diabète: éviter tous les médicaments sucrés, l'aspirine à forte dose (effet hypoglycémiant), l'automédication.

  • Pour toute plaie ou blessure (risque d'infection)

  • En cas de fièvre, faire une recherche d'acétone dans les urines

  • En cas d'hyperglycémie persistante plusieurs jours et/ou en cas de corps cétoniques (plus de 2 croix).

  • Si les hypoglycémies sont fréquentes (plusieurs par semaine).

  • En cas d'hypoglycémie de fin d'après-midi malgré une glycémie à jeun correcte, revoir votre médecin pour éventuellement adapter la dose de sulfamide.

Dans ces cas, une consultation médicale s'impose

Tous les 3 mois Faire le point avec votre médecin traitant sur:
  • votre alimentation
  • votre exercice physique
  • votre poids
  • votre tension artérielle, objectif 13/8
  • vos pieds: un bilan podologique  vous orientera si nécessaire vers un pédicure-podologue conventionné et formé aux soins des pieds diabétiques
  • vos contrôles avec le lecteur de glycémie
Effectuer un dosage de l' hémoglobine glyquée, et de la glycémie au laboratoire (toujours le même laboratoire de préférence) afin de mesurer l'efficacité de votre traitement.
Une fois par an Faire au laboratoire:
  • Recherche de protéinurie et dosage de la micro-albuminurie;
  • une clairance de la créatinine;
  • un dosage du cholestérol (le bon et le mauvais) et des triglycérides = bilan lipidique à jeun.

 

Faire un bilan chez le cardiologue pour effectuer un ECG de repos
Aller chez l'
ophtalmologiste pour vérifier l'acuité visuelle, la pression intraoculaire, l'examen du cristallin et du fond d'œil.
Aller chez le
dentiste pour un examen buccodentaire

Faire le point avec le
médecin traitant sur :
  • Examen approfondi des pieds
  • Etude du réflexe ostéotendineux
  • Palpation des pouls
  • Recherche d'une hypotension orthostatique
  • Examen ORL et cutané
  • Votre sexualité, et si vous êtes une femme sur votre contraception.

 

 
 

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Voies de recherche sur le diabète

Bêtatrophine Des chercheurs* ont découvert une hormone, la bêtatrophine, capable de d'augmenter fortement la prolifération des cellules bêta du pancréas, productrices d'insuline.
Cela ouvre de nouvelles perspectives de traitement car une seule injection par semaine, voire une seule injection par an de cette hormone pourrait suffire à remplacer les 3 injections d'insuline par jour
*Peng Yi and Coll, Betatrophin: A Hormone that Controls Pancreatic β Cell Proliferation, Cell  Volume 153, Issue 4, 747-758, 25 April 2013
Degludec = insuline ultra-longue Une étude* menée chez des diabétiques de type 2 non encore traités par insuline, a testé une insuline expérimentale d’action dite ultralongue, le Degludec (Novo Nordisk), qui devrait être mise à la disposition des patients d’ici à deux ans. Cette insuline à distribution lente et continue stable sur 24 heures permettrait de minimiser les variations glycémiques par rapport à l'insuline glargine
*Bernard Zinman et coll, The Lancet, en ligne le 10 mars 2011
Immunothérapie Le diabète de type 1 est provoqué par l’auto-immunité des cellules T, qui s'attaquent aux cellules productrices d'insuline. Pour être complètement actives les cellules T immunes ont besoin d’un signal de co-stimulation en plus du signal principal médié par l’antigène.

L’abatacept est une protéine de fusion d’immunoglobuline CTLA4 (Antigène 4 de lymphocyte T cytotoxique) jouant un rôle essentiel dans la régulation négative de la réponse immune médiée par les cellules T. Cette molécule prévient ainsi l’activation complète des cellules T, en exerçant une inhibition sélective de la réponse T-cellulaire plutôt qu’une large immunosuppression. Ainsi, on attend de l’abatacept une action immunomodulatrice moyenne, et efficace plutôt dans les stades précoces de la pathogenèse du diabète de type I*

*Orban T et coll. : Co-stimulation modulation with abatacept in patients with recent-onset type 1 diabetes: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial

Régénérer les cellules bêta disparues Les cellules pancréatiques alpha peuvent sous certaines condition se différencier en cellules bêta et produire à nouveau de l'insuline. Cette voie de recherche offre un grand espoir aux patients diabétiques de type 1

Des faibles doses de BCG permettent de faire régresser le diabète de type I en stimulant la production de TNF, provoquant la mort des cellules T autoréactives et en  permettant à nouveau la production d'insuline (augmentation des taux de peptide C)*

* The Faustman Lab

Platensimycine (PTM)
Cet antibiotique à large spectre, récemment découvert, agit en bloquant une enzyme impliquée dans la synthèse des acides gras: la FAS (Fatty Acid Synthase). Il pourrait représenter une nouvelle approche du traitement du diabète de type 2, selon des chercheurs du New Jersey (États-Unis)* car cette molécule réduit en effet la stéatose hépatique, sans pour autant affecter la synthèse des stérols, et elle améliore la glycémie chez un modèle murin du diabète.

*Wu M , Miller C et coll. Antidiabetic and antisteatotic effects of the selective fatty acid syntase (FAS) inhibitor platensimycin in mouse models of diabetes. Proc Ntl Acad Sci USA (2011), publié en ligne

Apeline

L'apeline est une protéine qui favorise l'utilisation et le stockage du glucose dans les cellules musculaires et les adipocytes. En temps normal, cette voie n'assure qu'une faible part de l'intégration du sucre comparée à celle de l'insuline, mais chez le diabétique de type 2, si cette voie est activée, elle peut améliorer la régulation de la glycémie que l'insuline n'assure plus. Des essais sont en cours...
Cotransporteur du glucose sodium dépendant Le cotransporteur glucose sodium-dépendant est situé au niveau du rein. Il est responsable d'environ 90% de la réabsorption tubulaire du glucose. Des molécules capables de bloquer de manière spécifique ce cotransporteur  sont à l'étude. Pour le moment, des études cliniques ont montré une baisse de l'HbA1C dose dépendante de près de 1%, avec une perte de poids modeste à 3 mois de traitement.
 

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