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Spondylarthrite ankylosante

ou SPAA

 

 

Rédigé par AS Delepoulle

(Dr en pharmacie).

Dernière mise à jour le : 03/04/2014

 
 
   
   
 

Qu'est-ce que la spondylarthrite ankylosante?

La spondylarthrite ankylosante est un rhumatisme inflammatoire chronique qui touche essentiellement les articulations des vertèbres et l'articulation entre la colonne vertébrale et le bassin.

Cette maladie auto-immune débute souvent chez l'adulte jeune (avant 16 ans dans 20% des cas), elle évolue lentement, et ne met pas la vie en jeu, mais peut être à l'origine de handicap.

Elle touche 0,15% de la population française. On a longtemps pensé que les hommes étaient trois à quatre fois plus touchés que les femmes, mais des études récentes semblent indiquer que la spondylarthrite atteint les hommes et les femmes avec la même fréquence. Néanmoins, cette maladie semble moins sévère chez les femmes.

Elle est associée éventuellement à la maladie de Crohn, à la rectocolite hémorragique, au psoriasis....

Quels sont les symptômes de la spondylarthrite ankylosante?

En général, la douleur est la première manifestation clinique. Elle est de type inflammatoire, non calmée par le repos mais au contraire plus importante la nuit et le matin au réveil. La douleur est caractéristique, elles est marquée par des douleurs lombaires irradiant en arrière des cuisses.

Une raideur matinale l'accompagne, persistant 30 minutes à quelques heures après le réveil. Elle est améliorée par l'activité. La fatigue est aussi un symptôme fréquent de la maladie. On peut noter aussi une perte d’appétit, perte de poids, fièvre, sueurs nocturnes, etc.

 

Manifestations articulaires
Dans 80 % des cas, la spondylarthrite commence par des douleurs dans le bas du dos (lombalgies) ou des douleurs dans les fesses. Ces douleurs, présentes à droite, à gauche, ou des deux côtés, sont provoquées par l’inflammation des articulations entre le bas de la colonne vertébrale (sacrum) et le bassin. Ces douleurs apparaissent tantôt à droite, tantôt à gauche (elles sont dites « à bascule ») et irradient vers l’arrière des cuisses. Elles ressemblent fortement aux douleurs dites « sciatiques ».

L’une des caractéristiques des douleurs liées à la spondylarthrite est leur plus forte intensité en milieu de nuit, au réveil et dans les premières heures d’activité. Contrairement aux douleurs liées à l’arthrose (« rhumatismes »), elles ne sont pas soulagées par le repos.

La spondylarthrite évolue par poussées pendant lesquelles les douleurs peuvent s’étendre à d’autres articulations :
  • Formes à prédominance axiale: atteinte des articulations sacro-iliaques et/ou du rachis ( vertèbres du dos et du cou) ou du thorax (articulations qui relient les côtes au sternum).
  • Formes à prédominance périphérique: arthrites (inflammation de la membrane synoviale qui entoure les articulations). Atteinte des hanches mais aussi des doigts, des orteils qui sont gonflés ou douloureux avec un aspect "en saucisse". Parfois douleurs localisées au talon (talalgies), genoux ou épaules. Articulations des bras et des jambes (observées chez 60 % des personnes atteintes de spondylarthrite et symptôme révélateur de la maladie dans 20 % des cas). La hanche est l’articulation la plus souvent touchée mais toutes peuvent être atteintes : épaules, genoux, chevilles, articulations des doigts et des orteils ;
  • ligaments et tendons au niveau de leur attache sur les os (notamment le tendon d’Achille).
Manifestations extra-articulaires
  • uvéite: œil rouge et douloureux, avec douleur accentuée à la pression sur le globe. Il peut y avoir un flou visuel mais pas de sensation de sable dans l'œil (contrairement à la conjonctivite). Consulter un ophtalmologiste d'urgence ou hôpital). En effet, traitée avec retard, elle peut entrainer des cicatrices qui gêneront la vision. En cas de récidives, un collyre à base de cortisone est prescrit: à utiliser dès le début de la poussée.
  • cutanées (psoriasis chez 10 à 40% des patients),
  • intestinales (atteinte inflammatoire chez 10% des patients; maladie de Crohn, RCH),
  • plus rarement génitales ou cardiaques.
Facteurs de risque
  • Génétique: 90% des patients atteints sont porteurs de l'antigène HLA B27
  • Age: les enfants et surtout entre 20 et 30 ans
  • Infectieux: germes latents dans l'organisme probablement en cause. Infection bactérienne muqueuse urogénitale ou digestive.
Facteurs déclenchants de la maladie

Les causes de la spondylarthrite ne sont pas connues, mais des facteurs favorisants ont été identifiés. Ils sont de deux types : des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux, ces deux types étant souvent associés.

 

Facteurs génétiques: Il existe des formes familiales de spondylarthrite, héréditaires, mais elles ne représentent que 10 % des cas. Cependant, chez 90 % des personnes souffrant de spondylarthrite, on retrouve un gène particulier du système HLA (les protéines qui définissent la compatibilité entre les personnes en cas de greffe d’organe). Ce gène, appelé HLA B27, n’est présent que chez 8 à 10 % de la population générale. Sa très grande fréquence chez les personnes souffrant de spondylarthrite semble donc indiquer qu’il joue un rôle essentiel dans le développement de cette maladie.

 

Facteurs environnementaux: A la suite de certaines infections, en particulier intestinales ou urinaires, il arrive qu’apparaisse une inflammation des articulations (appelée arthrite réactionnelle). Ce phénomène pourrait s’expliquer par une réaction erronée du système immunitaire qui aurait tendance à confondre certaines protéines présentes dans les articulations avec les protéines caractéristiques des germes responsables de l’infection. Cette réaction immunitaire inappropriée serait alors à l’origine de l’inflammation. Il est possible de la spondylarthrite soit provoquée, après une infection, par la persistance durable de certaines bactéries dans des cellules portant la protéine HLA B27. Les bactéries évoquées par les scientifiques sont diverses (Klebsiella, Chlamydia, Yersinia, Shigella, etc.), mais cette hypothèse doit être encore confirmée par les scientifiques.

Quelle est l'évolution de la spondylarthrite ankylosante?

L'évolution est très variable d'un patient à l'autre en termes:
  • d'intensité des symptômes
  • de siège des symptômes
  • de mode évolutif (en un seul tenant ou par poussées plus ou moins longues)
  • par le  caractère ankylosant ou non

Ankylose: Le risque est l'évolution possible en quelques années, en l'absence de tout traitement vers l'ankylose (ossification des articulations). Les douleurs s'estompent et disparaissent au fur et à mesure de la phase d'enraidissement et d'ankylose. Cette ankylose, présente autrefois lorsque les traitements étaient insuffisants, est devenue rare. On tend donc à abandonner l’expression « spondylarthrite ankylosante » pour parler simplement de « spondylarthrite ».

Les formes invalidantes de spondylarthrite: Les formes invalidantes de la spondylarthrite sont très rares :

  • l’ankylose du thorax qui entraine des troubles respiratoires,
  • la coxite bilatérale (une atteinte importante des deux hanches) qui gêne la marche,
  • la cyphose, une courbure anormale de la colonne vertébrale où est le cou projeté en avant.

Les fractures vertébrales: L’une des complications de la spondylarthrite est la fracture d’une ou plusieurs vertèbres. Ce type de fracture peut survenir même après un traumatisme léger et touche essentiellement les vertèbres du cou (cervicales).

Le syndrome de la queue de cheval: Une autre complication, rare, est le syndrome dit « de la queue de cheval » : ce sont des symptômes provoqués par la compression des nerfs qui terminent la moelle épinière. Cette compression entraine des troubles sensitifs (douleur ou perte de sensibilité dans la partie basse du corps), des troubles moteurs (perte de mobilité des jambes ou des orteils), de la constipation, des difficultés à uriner (ou des envies impérieuses d’uriner), etc.

Les capacités respiratoires peuvent être aussi altérées en cas d'atteinte thoracique (évolution plus rare en fonction de l'amélioration de la prise en charge globale de la maladie).

Néanmoins, pendant les deux premières années de la maladie, certains signes peuvent être en faveur d’une évolution bénigne à long terme : une maladie qui débute après l’âge de 16 ans, une absence d’atteinte des hanches ou des articulations des membres, une absence de raideur importante de la colonne ou une bonne efficacité des traitements anti-inflammatoires.

Divers indices permettent de suivre l’évolution de la spondylarthrite de façon objective et comparable entre les consultations.

  • l’indice BASDAI : il évalue l’activité de la maladie sur une échelle de 1 à 10, à l’aide de six questions qui portent sur la fatigue, les douleurs, les zones sensibles à la pression et l’importance et la durée de la raideur matinale au cours des dernières 48 heures.
  • l’indice BASFI : il évalue en dix questions les répercussions de la maladie sur les capacités du patient à effectuer certaines activités sans l’aide de quelqu’un ou d’un moyen extérieur (par exemple, se relever, monter des marches, etc.).
  • l’indice de Schöber : ce test mesure la capacité du patient à se pencher en avant, mesurée en regardant la partie de la colonne vertébrale située au niveau des vertèbres lombaires (les « reins »).

Spondylarthrite et grossesse

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Tous les cas sont possibles: amélioration, aucun effet ou poussée de la maladie en particulier après l'accouchement. La spondylarthrite ne modifie en rien le déroulement de la grossesse.

Néanmoins, certains de ses traitements sont contre-indiqués chez les femmes enceintes, mais aussi chez les femmes qui ont décidé d’avoir un enfant. Ils doivent être suspendus dès la décision de concevoir. Si nécessaire, ils seront remplacés par des traitements compatibles avec la grossesse.

 
 

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Que faire en cas de spondylarthrite ankylosante?

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Certaines mesures simples permettent de préserver la qualité de vie des personnes qui souffrent de spondylarthrite.

Combattre la douleur

  • Dérouillage matinal. Pour se lever du lit, éviter de redresser brutalement le buste. Sortir les jambes du lit en les faisant pivoter puis redresser le buste en douceur. Prendre une douche chaude permet de soulager les douleurs axiales  (colonne vertébrale). Les douleurs périphériques (avec sensation de chaleur) sont elles soulagées par le froid
  • Douleur du talon: Adopter un type de chaussure ou une talonnette permettant de mettre le talon en décharge. Consulter un podologue si nécessaire
  • La kinésithérapie intervient à tous les stades de la maladie. Elle a pour objectif de conserver voire d'améliorer la mobilité du patient, d'entretenir sa forme physique, de prévenir les déformations. Des exercices respiratoires préviennent l'ankylose de la cage thoracique.
    • Poursuivre les exercices enseignés par votre kinésithérapeute quotidiennement chez vous pendant 20 à 30 minutes
    • En cas de poussées de la maladie, stopper les exercices et un travail antalgique par des massages très doux peuvent être mis en place.
  • Mettez-vous au repos complet en cas de poussée douloureuse. Prenez les traitements antalgiques prescrits par votre médecin pour éviter de prendre de mauvaises positions.
  • Faites attention à votre façon de vous tenir debout ou assis, évitez les mauvaises positions.

Aides au quotidien

  • La nuit, dormez sur un matelas ferme et le plus à plat possible.
  • Un siège réglable en hauteur permet de se lever plus facilement. un siège tournant ou un coussin rotatif évite le mouvement de rotation du buste qui peut déclencher les douleurs.
  • Déplacements: préférer le train pour les long trajets. En voiture, faire des pauses fréquentes pour "dérouiller" les articulations. En cas d'enraidissement du rachis des aménagements du véhicule sont possibles (appui-tête adapté, rétroviseur supplémentaire intérieur ou extérieur). En vélo, opter pour une position haute.
  • Consultez notre fiche conseil:

    Matériel médical

Alimentation

  • Prévenir l'ostéoporose . Une ostéoporose secondaire au syndrome inflammatoire est fréquente. La prévenir par un régime adapté, voire supplémentation en calcium et en Vitamine D.
  • Évitez d'être en surpoids (augmentation de la douleur au niveau du dos)
  • Prévenir la perte de poids. La perte de poids est fréquente en cas de spondylarthrite. Prévoir des recettes hypercaloriques, faire 3 repas par jour et y associer des collations.
  • Régime crétois (riche en fruits, légumes, poissons, légumes secs, huile d'olive) : un régime riche en acides oméga-3 et 6 semble présenter un intérêt dans les maladies inflammatoires (KretoA...)
Sport La pratique d'un sport vient en complément des exercices de kinésithérapie. Le sport doit être pratiqué sans excès (risque de réveiller la douleur); Certains sports sont à préférer: Natation (dos crawlé), marche à pieds, sports d'eau (rame ou voile). Éviter les sports violents, comportant des risque de chute donc de fractures ou ceux éveillant les douleurs la nuit suivant leur pratique.
Cures thermales Les cures thermales peuvent avoir un effet positif sur ces pathologies (Vichy, Barbotan-les-Thermes, Cauterets...)
Suivi biologique et radiologique Un suivi biologique, clinique et radiologique est indispensable pour évaluer la réponse au traitement et prévenir l'apparition d'effets indésirables.
 
 

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Bilan biologique

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Bilan inflammatoire

  • Augmentation de la vitesse de sédimentation 
  • Augmentation du taux de protéine C-réactive (CRP, marqueur précoce de l'inflammation dont son augmentation est proportionnelle à l'inflammation).

Ces signes inflammatoires sont toutefois absents dans 20 à 30 % des cas.

Recherche de l'antigène HLA B-27 En l’absence d’antécédent familial, le médecin peut demander une recherche du gène HLA B27, mais son absence n’élimine pas la possibilité d’une spondylarthrite.
 
 

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Comment traiter la spondylarthrite ankylosante?

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L'objectif du traitement est d'améliorer la qualité de vie du patient en soulageant la douleur (traitement médicamenteux) et de prévenir l'enraidissement des articulations (kinésithérapie).
Traitement aigu de la spondylarthrite ankylosante
Traitement de fond de la spondylarthrite ankylosante

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont la clé de voute du traitement.

 

En cas d'échec ou de soulagement insuffisant, un traitement de fond est instauré, associé ou non aux AINS.

  • Dans les formes à prédominance axiale: les anti-TNF alpha (Etanercep, Adalimumab, Infliximab à l'hôpital) sont indiqués après échec d'au moins 3 AINS différents prescrits à dose maximale recommandée ou tolérée pendant une période de 3 mois.
  • Dans les formes périphériques, en cas d'atteintes très localisées (arthrites périphériques, talalgies...), des infiltrations de corticoïdes peuvent être effectuées ponctuellement (Maxi 3 ou 4 infiltrations par an pour une même articulation). Si les AINS et les infiltrations ne suffisent plus, la Sulfasalazine ou le méthotrexate (hors AMM) sont employés. les anti-TNF alpha (Etanercep, Adalimumab, Infliximab à l'hôpital) sont indiqués après échec d'un de ces 2 traitements prescrits à dose maximale recommandée ou tolérée pendant une période de 4 mois.
  • Pendant la grossesse le traitement doit être adapté: Paracétamol, AINS durant les 5 premiers mois (à l'exception du Celecoxib= Celebrex®) et en dernier recours corticoïdes à faible dose per os. La sulfasalazine peut éventuellement être maintenue.
  • Attention aux molécules photosensibilisantes: Méthotrexate et certains AINS: diclofénac, flurbiprofène, Ibuprofène (Advil®, Advilcaps®, ADVILEFF®, Gelufène®, Spedifen® Nurofenflash®, Nurofen®, Nureflex®), kétoprofène, indométacine, naproxène, métoxicam, piroxicam, sulindac. Protégez vous du soleil si vous prenez ces traitements.

 
 

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Traitement aigu la spondylarthrite ankylosante?

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AINS Acéclofénac (Cartrex®), Diclofénac (Voltarène®),  Etodolac (Lodine®),  Flurbiprofène (Antadys®, Cebutid®),  Indométacine (Indocid®), Kétoprofène, Naproxène, Méloxicam (Mobic®), Phénylbutazone (Butazolidine®), Piroxicam, piroxiam bêta-cyclodextrine (Brexin®), Sulindac (Arthrocine®), Tenoxicam (Tilcotil®),

Le recours à la phénylbutazone n'est envisagé qu'après échec des autres AINS.
L'aspirine semble être moins efficace que les AINS et entraine plus d'effets indésirables aux doses maximales recommandées (2 à 3g/jour).

Il faut apprendre à gérer sa douleur et moduler par soi-même son traitement.

La journée préférer les formes à action rapide (permettant de mieux moduler les prises); le soir prendre une forme à action prolongée de préférence avant le coucher et non pas au repas pour prolonger l'effet antalgique sur la nuit.

 

Précautions d'emploi: Prendre vos médicaments au milieu des repas ou avec une collation (yaourt) pour améliorer la tolérance gastrique. Le recours à un inhibiteur de la pompe à protons (oméprazole, lanzoprazole, pantoprazole) peut être prescrit afin de protéger l'estomac. En raison des effets hépatotoxiques additifs possibles des AINS, il est recommandé d'éviter de consommer de l'alcool au cours du traitement. Attention certaines molécules sont photosensibilisantes.

 

Associations déconseillées: autres AINS, lithium, méthotrexate (>15mg/semaine), anticoagulants oraux, héparines. Pour la phénylbutazone: aurothiopropanolsulfonate, ticlopidine, phénytoïne, sulfamides hypoglycémiants.

On peut associer aux AINS du paracétamol seul ou associé à de la codéine, des myorelaxants ou des antalgiques de palier 2 (tramadol), voire des morphiniques.
Infiltrations de corticoïdes En cas d'arthrites périphériques, les infiltrations de corticoïdes agissent rapidement sur la douleur. Dans certaines situations (infiltration des articulations sacro-iliaques), l'infiltration se fait sous guidage radiographique ou sous scanner.

Après infiltration, l'articulation doit être mise au repos pendant 48 heures.

Une douleur est possible dans les suites immédiates de l'infiltration. Consulter votre médecin si la douleur devient plus importante au bout de 48 heures ou en cas d'apparition de fièvre (infection au niveau de l'articulation).

Corticoïdes
  • Altim®
  • Dépo-médrol®
  • Hexatrione®
  • Hydrocortancyl®
  • Kénacort® Retard
Corticoïdes à action immédiate: bétaméthasone
  • Betnesol® injectable
  • Célestène® injectable 4 mg/1 ml
Corticoïdes à action prolongé : bétaméthasone
  • Célestène® chronodose
  • Diprostène®
 
 

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Traitement de fond de la spondylarthrite ankylosante?

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Lorsqu'une spondylarthrite s'aggrave malgré les traitements anti-inflammatoires, le médecin peut décider de mettre en place un traitement de fond, sur la durée.

Médicaments hors AMM

Ces molécules utilisées hors AMM, agissent sur l'inflammation articulaire après quelques semaines, voire quelques mois d'utilisation. Elles ne sont efficaces que sur les manifestations articulaires périphériques
Méthotrexate Novatrex®, Imeth 10 mg® Le méthotrexate est un analogue de l'acide folique: il inhibe la synthèse de l'ADN inhibant ainsi la prolifération cellulaire. Ce médicament est en réalité peu utilisé sauf en cas de psoriasis associé à la spondylarthrite car ses effets indésirables parfois sévères en limitent l'usage.
Posologie: prendre 1 à 4cp en une prise hebdomadaire. Précaution d'emploi: Une contraception efficace est obligatoire pendant tout le traitement et jusqu'à 3 mois suivant son arrêt chez la femme, 5 mois chez l'homme. Effets indésirables: toxicité hématopoïétique (surveillance NF plaquettes), rénale (surveillance créatininémie), hépatique, pulmonaire, éruptions cutanées, risque d'infection.

Associations contre indiquées: phénytoïne, fosphénytoïne, vaccin contre la fièvre jaune, triméthoprime, probénécide, aspirine, phénylbutazone. Associations déconseillées: pénicilline, vaccins vivants atténués, AINS.

Sulfasalazine Salazopyrine® La sulfasalazine possède une action anti-inflammatoire au niveau intestinal et aurait une action immunosuppressive. Comme le méthotrexate, la sulfasalazine est utilisée comme traitement de fond quand la spondylarthrite affecte surtout les grosses articulations (hanche, genou, cheville, épaule, etc.). Comprimés gastrorésistants à 500mg.
Posologie 2 à 3g/jour.
Effets indésirables: Troubles hématologiques, réactions d'hypersensibilité, perte de l'appétit, nausées, vomissement, coloration brune des urines. Ses effets indésirables sont surtout digestifs. Précaution d'emploi avec la digoxine.

Anti-TNF alpha

Les substances dites anti-TNF bloquent l’action d’une substance produite par les cellules de l’immunité (le Tumor Necrosis Factor ou TNF) qui joue un rôle central dans la progression de la spondylarthrite. Les médicaments anti-TNF sont prescrits quand la spondylarthrite est sévère grave et persistante malgré les traitements conventionnels. Leur prescription est réservée aux spécialistes en rhumatologie ou en médecine interne.
Etanercept Enbrel®  Adalimumab Humira® Infliximab Remicade®  Certolizumab Cimzia®  Adatacept Orencia® Anakinra Kineret® Golimumab Simponi®
Leur efficacité est supérieure aux autres traitement dans l'amélioration des signes cliniques (douleur, raideur matinale, fatigue).
L'efficacité d'un anti-TNF se juge au bout de 2 à 3 mois.

 

Précautions d'emploi: Avant tout démarrage d'un traitement par anti-TNF alpha, un dépistage de la tuberculose est réalisé systématiquement (IDR, radiographie pulmonaire). Surveillance clinique attentive avec recherche d'infection avant et après le traitement (bilan dentaire...). En cas d'infection grave, le traitement est interrompu.  Contre indication: Tuberculose évolutive, infections sévères (septicémie ou risque de septicémie), coexistence d'une sclérose en plaque, insuffisance cardiaque modérée à sévère pour Humira®.

Effets indésirables: infections (bronchites, cystites, pneumonies...), réactions au point d'injection, réactions allergiques (angiœdème, urticaire voire réactions anaphylactiques). 

Association contre indiquée: vaccins vivants atténués, BCG, ROR, fièvre jaune...). Association déconseillée avec Anakira, abatacept (médicaments hospitaliers)

Attention sous anti-TNF alpha, il faut prévenir tout foyer infectieux . Consulter votre médecin rapidement en cas de fièvre. Indiquer à tout autre médecin la prise de vos traitements.

Les anti-TNF alpha se conservent au réfrigérateur entre +2 et +8°C

Avant de prendre ce traitement, consultez notre fiche conseil : Médicaments, horaires alimentation

 

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Traitement non médicamenteux de la spondylarthrite ankylosante

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Selon les organes atteints, la prise en charge médicale de la spondylarthrite mobilise divers médecins (rhumatologue, dermatologue, gastro-entérologue, ophtalmologiste, etc.), ainsi que des kinésithérapeutes, des podologues ou des ergothérapeutes. La rééducation, appliquée essentiellement à la colonne vertébrale, a une place importante et représente un complément indispensable au traitement médicamenteux.
Rééducation La rééducation est mise en place dès le début de la maladie pour conserver ou améliorer la mobilité et la force, ainsi que pour prévenir ou réduire les déformations de la colonne vertébrale. Cette rééducation est associée aux médicaments contre la douleur et l’inflammation qui, en réduisant la douleur, la rende possible et efficace.
Physiothérapie Lors de poussée inflammatoire, il peut être intéressant de pratiquer des applications de chaleur sur les articulations touchées pour soulager les douleurs, ou de pratiquer la balnéothérapie (travail des articulations et des muscles dans un bassin chauffé).
Ergothérapie L’ergothérapie consiste à apprendre au patient à préserver son autonomie en dépit du handicap, en adaptant ses gestes et son environnement. Elle est nécessaire dès le début de la maladie et permet d’apprendre à protéger ses articulations en adaptant les gestes quotidiens. L’ergothérapeute informe également le patient sur les appareillages, les aides techniques (par exemple les accessoires utiles dans la cuisine ou la salle de bains), l’aménagement du domicile et du lieu de travail, l’adaptation des transports, etc.
Synoviorthèses Lorsque la spondylarthrite affecte durablement les articulations des membres et résiste aux traitements, le rhumatologue peut recourir à une synoviorthèse isotopique, c’est-à-dire l’injection intra articulaire d’une substance radioactive à durée d’action prolongée. La radioactivité (qui reste faible et localisée) inhibe les conséquences de l’inflammation.
Cryothérapie Plus d'infos sur notre fiche conseil Cryothérapie
Chirurgie La chirurgie concerne des cas bien particuliers, lors de formes sévères et invalidantes de spondylarthrite. Par exemple, le chirurgien peut fixer de plusieurs vertèbres entre elles, ce qui immobilise la colonne et soulage les douleurs. La pose de prothèses totales de hanche est parfois nécessaire.
 
 

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Accompagner une spondylarthrite ankylosante par homéopathie

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La spondylarthrite ankylosante est une maladie trop invalidante pour être soignée par simple automédication. Le traitement homéopathique doit être prescrit par un médecin homéopathe.
Il ne dispense pas de la kinésithérapie et des traitements conventionnels.
Médicaments d'action locale Molécules couramment prescrites: Belladonna, Bryonia alba, Apis mellifica, Ferrum phorphoricum,
  • Phytolacca decandra : indiqué dans tous les cas pour les douleurs du rachis lancinantes nocturnes avec long dérouillage matinal.
  • Calcarea phosphorica : douleurs sacro-iliaques, chez le sujet jeune au début de la maladie. Squelette fin, sujet émotif, se fatiguant facilement.
  • Actaea racemosa : atteinte des vertèbres dorsales avec répercussions thoraco-respiratoire.
  • Calcarea fluorica : syndermophytes, déviations vertébrales, douleur de dérouillage
  • Angustura vera et Ginseng quand l'ankylose est établie
Médicaments d'action générale et locale
  • Aurum metallicum : Douleur nocturne profonde ressentie comme osseuse. Terrain maniaco-dépressif.
  • Phosphorus : évolution rapide avec aggravation des images radiologiques, alternance de poussées évolutives et de phases quiescentes. Empathie, hypersensibilité, passionné, désir d'être aimé.
  • Arsenicum album : si chaque poussée évolutive dépasse la précédente en gravité. Notion de périodicité des poussées, anxiété.
  • Kalium carbonicum : si la lombosacralgie s'accompagne de sensation générale de faiblesse
  • Causticum : en cas de raideur et l'ankylose évoluée.
Médicaments de diathèse
  • Tuberculinum residuum : complément de traitement utile dans tous les cas.
  • Luesinum : douleurs nocturnes profondes et déformations permanentes.

Avant de prendre de l'homéopathie, consultez notre fiche conseil : Homéopathie

 

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Quand faut-il consulter un médecin?

Surveiller les signes suivants

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  • Consulter votre rhumatologue au minimum 2 fois par an, même si la maladie semble être stabilisée sur le plan de la douleur (vérification qu'il n'y a pas d'enraidissement ni d'ankylose).
  • En cas de douleur du talon non soulagée par le port d'une talonnette. Consulter un podologue.
  • En cas de suspicion d'uvéite, consulter un ophtalmologiste d'urgence!
  • En cas de fièvre sous anti-TNF alpha
  • Après une infiltration de corticoïdes,  si la douleur devient plus importante au bout de 48 heures ou en cas d'apparition de fièvre (infection au niveau de l'articulation).
  • En cas de désir de grossesse, consulter votre rhumatologue dès le désir de conception afin de modifier votre traitement et de prendre un traitement compatible avec une grossesse.

Dans ces cas, une consultation médicale s'impose

 
 

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Voies de recherche sur la spondylarthrite ankylosante

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L’apremilast

 

L’apremilast, inhibe la production de cytokines pro-inflammatoires. Elle prévient le développement d’arthrites chez les rongeurs et a démontré son efficacité dans des essais de phase II sur le psoriasis et l’arthrite psoriasique. Les études de phase III sont actuellement en cours*.


*Pathan E et coll. : Efficacy and safety of apremilast, an oral phosphodiesterase 4 inhibitor, in ankylosing spondylitis. Ann rheum dis., 2012 ; publication avancée en ligne le 14 septembre.

 

 
 

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